• JM

    Dans le soir qui commence, mon iPod sur les oreilles, en descendant en ville, un mot, une chanson, soudain ton image est revenue... Et avec encore dans le cœur l'odeur de cet autre  corps à peine quitté, sur les lèvres le goût salé des siennes, les images se sont mêlées, j'ai laissé mon esprit vagabonder, traverser le ciel et le temps, pour te rejoindre.

    Je me suis peut-être trompé. J'aurais peut-être dû savoir, comprendre, accepter.
    Tu serais peut-être encore là aujourd'hui.
    Mais tu le sais, j'ai eu peur.
    Peur d'être trop aimé.
    Peur d'étouffer.
    Peur de ne pas savoir.
    Peur des attentes.

    Alors je pense à cette petite maison balayée par les vents, à ce vieux chien stupide qui se traînait dans le couloir, à tes sourires mélancoliques quand tu m'écoutais délirer, à tes cigarettes au goût de menthe, à tes yeux un peu timides qui brillaient, à tes caresses tendres, à cette musique débile qui nous réveillait, à ces cafés bus au soleil dans les grands fauteuils en osier, à nos danses étranges qui parfois choquaient, à nos jeux passionnés sur le tapis de l'entrée, à ces gémissements dans la nuit, à ta tendresse à laquelle je ne savais pas toujours répondre, à ce dernier repas minable sur la terrasse, à cette tonnelle où nous aimions nous retrouver, à ce bout de vie que nous avons partagée...

    A ce coup de téléphone dans la nuit, à cette chambre blanche où le silence n'était troublé que par le bruit de la machine, aux larmes de ta mère quand elle m'a dit que je devais décider, au regard de l'infirmière lorsque je lui ai parlée, à tes yeux que je ne pouvais quitter, à cette respiration qui s'essoufflait, à la nuit qui a suivi, à la douleur, à la peur, à l'angoisse, à la larme qui ne voulait pas couler...

    Et cette amertume qui reste, ces mots qui se baladent et qui parfois éclatent... Et si je n'avais pas fui, et si...

    Et me réchauffer à la chaleur de ton sourire...</font /></span />


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  • Je suis allé voir...

    Une personne souffrant d'un trouble de la personnalité borderline oscille entre un comportement d'adulte et un comportement semblant enfantin. Le comportement d'adulte du Borderline s'effrite subitement et sans provocation apparente en des pleurs ou une colère d'enfant perturbé. Tendance à réagir plus intensément que les autres à des niveaux de stress moindres. L'on parle de dérégulation émotionnelle ou de surémotivité, d'hyperémotivité.

    Mouais... Diagnostic fourre-tout, la limite est floue, l'état aussi... Et moi aussi je pourrais m'y reconnaître ainsi que la plupart des gens que je fréquente, ne t'inquiète pas...

    http://www.aapel.org/bdp/borderline.html

    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag0912/ps_6982_personnalites_borderline.htm


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  • Instants d'angoisse après le déjeuner. Sirotant un café (le vingtième de la journée) sur une terrasse pour profiter des deux rayons de soleil, les yeux cherchant parmi les passants un regard avec lequel jouer, j'ai vu quelqu'un qui m'a fait penser à toi.
    Alors j'ai pensé à demain, à ce dîner qui nous attend, dîner que je ne veux pas, dîner qui m'effraye, dîner dont je suis sûr qu'il ne sortira rien de bon.
    Pourquoi faudrait-il que tout le monde soit ami ?
    Pourquoi confronter le présent au passé, les mettre face à face, comme en balance ?
    Quelle idée stupide tu as eu de proposer.
    Quelle idée stupide j'ai eu d'accepter.
    Mais je n'ai jamais su te dire non (aurions-nous vécu ensemble plus de dix ans sinon), alors nous dînerons tous ensemble. Autour de la table, nous ferons semblant de nous aimer, de rire, de parler des petits riens qui peuplent nos vies, en évitant les regards, les souvenirs, les histoires complices.
    Je suis mal chaque fois que l'on se voit, tu le sais, même si le passé est mort, même si nous sommes tous deux à nouveau accompagnés, nous avons trop partagé nos vies pour qu'elles se croisent sans étincelles.
    Et pourquoi mêler d'autres à nos hasards ? Nous avons déjà tant fait de mal autour de nous, les tumultes de notre vie qui s'effondrait n'ont épargné personne, alors pourquoi maintenant qu'enfin tout est calme ?
    Justement, pour repartir sur de « bonnes bases » tous ensemble ?
    Pensons-nous vraiment que cela soit possible ? On va tous former une grande famille et on sera tous copains ?! Et toi qui me dis que tu nous voudrais à nouveau plus proches, que notre complicité d'amants devienne complicité d'amis.
    Et tout ça va se créer autour de ce dîner ?
    Le doute m'envahit, comme une main qui t'agrippe dans le dos...
    Et l'angoisse m'étreint, une peur irraisonnée qui s'installe, lovée au bas du ventre, qui ne me lâche plus.
    Je hais déjà ce fameux dîner...


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  • Dans les montagnes du Cap-Vert
    Tu marches devant moi
    Et même si la route n'est plus la même
    Sur une musique de Boy Gé Mendes, je pense à toi.

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  • Ben fallait bien qu'ils arrivent sur le tapis, alors autant que ce soit maintenant, histoire de bien terminer l'année, de feuilleter les albums du temps qui passe pour pouvoir essayer (enfin !) de les enfermer dans un tiroir.

    Le but n'est pas de les oublier, mais simplement de ne les ressortir que de temps en temps, simplement pour revoir une photo oubliée, s'émerveiller sur un souvenir, un brin de tendresse au coin du cœur, un sourire un peu nostalgique sur les lèvres, mais sans regret ni tristesse... Apprécier le temps qui passe, comprendre que le temps a passé, que la vie continue et que d'autres histoires peuvent maintenant commencer.

    J'ai toujours eu un problème avec les adieux, que ce soit après dix ans, deux ans ou six mois, que ce soit l'autre ou moi qui parte, chaque fois l'impression que le monde s'écroule et que rien jamais ne pourra exister à nouveau.

    Oui, je sais c'est banal, mais j'ai jamais dit que j'allais me lancer dans des essais philosophiques ! Alors pour ne pas regarder la vie en face, après une rupture je gardais tout, le bon, le mauvais, le pire, le mieux sans rien lâcher en pensant que peut-être rien n'était jamais définitif, que peut-être un jour qui sait...

    Franchement, comment peut-on vivre comme ça ? Rien n'est jamais fini, ne pas accepter l'inexorable... En fait vivre continuellement de manière malhonnête avec soi-même. Comment commencer quelque chose lorsque l'on tient toujours à ce qui fut ?! Cette impression que rien n'est jamais parfait, que c'était mieux « avant », on en arrive à ce dire que le mieux serait de tous les garder !

    Et malgré ça on repart comme en quarante pour le grand jeu de la séduction, pour les soupirs et les passions, pour la vie à deux alors qu'il y en a encore d'autre qui te traînent dans la tête, que tu n'arrives pas à oublier...

    Faudrait quand même que j'arrive à refermer tout ça, à comprendre que l'avenir c'est devant avec l'autre qui est là maintenant, qui t'attend.

    Ben Ok, je promets rien mais cette fois, sérieusement, pour toi, je vais essayer...

    Mais avant, juste avant d'essayer de tout refermer, un dernier regard enrobé de douceur, de tendresse et de caresses...Saya...


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